1/9/11

lettre de la passion

Cette main qui trace l'ardent mélancolie
de l'âge
est aussi celle qui serpent aux sources de la tête,
qui orverte `a l'image du monde entre
les deux tempes
attise le coeur somptueux. La démence sillonne
sa brûlure des recoins de noirceur
se forment
les saisons jusqu'au faîte,
dans le soies qui glissent avec la largeur
fluviale
de la lumiére et son écume, ou de la nuit et ses nébuleuses
et le silence tout blanc.
Les doigts.
La montagne marche sur le coeur qui s'illumine : la langue
s'illumine. Plus sombre est le miel dans la veine
jugulaire qui cisaille
la gorge. En cette main qui écrit plonge
la lune, et de haut en bas, dans tes grottes
obscures, la lune
tisses le ramifications d'un sang plus salé,
plus profond. L'ivoire de la terre mûrit
ainsi qu'une constellation. Le jour lémport, la nuit
le ramène contre la tête : cette racine
d'os vivant. L'âge que je trace
s'écrite
sur un bras  enfoncé en toi-même, une veine
de
ton arbre. Ou  un filon calciné d'un bout à l'autre
de la figure creusée
dans le miroir. Ou encore la fente
au front d'où naît l'étoile animale.
 herberto helder

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